Chatodozine bouillonne. Il arrive qu’il brûle. Nous sommes heureux de vous présenter son premier numéro !

Cela fait plusieurs années qu’il patiente et cherche une façon d’inviter des jeunes d’une ville cosmopolite et populaire à nous parler d’eux/d’elles et à hausser le ton pour faire entendre ce qui les touche, les met en joie et les révolte aujourd’hui.

Le journal Chatodozine est né d’une proposition faite à six artistes et neuf jeunes âgés de quinze à vingt  ans et vivant à Montreuil-sous-Bois de s’associer pour composer un fanzine. Il a pour fil conducteur le journal intime. Celui où l’on consigne secrètement ses pensées du jour. Celui qui s’éparpille entre liste de courses, citations récoltées par hasard, dessins gribouillés dans les coins. Celui où l’on note une belle rime, le titre d’une chanson. Celui où l’on collectionne les images du chemin, ce graffiti sur un mur, cette scène qui nous intrigue. Celui constitué des notes écrites, dessinées, photographiées, filmées qui sont les brouillons d’éventuelles créations futures.

Chatodozine met en scène l’antichambre désordonnée d’œuvres à venir, c’est-à-dire le processus, inscrit dans le tumulte de la vie et dans le quotidien, par lequel une conscience artistique et politique peut émerger et s’affiner. Il prend la forme d’explorations dessinées, photographiques, filmées ou sonores menées individuellement par les jeunes et en dialogue avec les artistes qui les accompagnent. Il est avant tout sur internet mais il ne résiste pas à la tentation d’être aussi sur papier. Il fait le pari d’être une création collective où la forme et le fond sont réfléchis et discutés ensemble.

Il se pense pour l’instant en trois numéros,
trois numéros pour trois thèmes qui nous servent de point de départ : le foyer, le quartier, le monde. Trois angles pour construire des espaces communs d’échanges et de réflexions.

Chatodozine est un collectif ni figé ni à durée limitée. Il est aussi possible qu’il y ait plus que trois numéros.

Abdelatif Belhaj et Roselyne Burger

Adam

Kadjidia

Sirandou

Ibrahim

Yacine

Oumar

Riyad & Ruby

Je vais toujours à Beaubourg car elle est ouverte le dimanche, qu’elle est grande et qu’il y a des prises électriques accessibles partout. Et puis j’aime bien aller à Paris et dans ce quartier en particulier. Par contre il y a du monde, une fois j’ai fais la queue 3 heures pour y entrer.

Escalator de la bibliothèque Pompidou. La bibliothèque j’y suis tout le temps. C’est mon QG. Ma cousine blague souvent « Sirandou elle sera à la bibliothèque même le jour de l’an! » . Dans ma famille, tout le monde me dit que c’est ma deuxième maison.

Je suis en première année de licence d'histoire et c'est toute ma façon de travailler qui a été chamboulée. L'implication et la rigueur dans le travail sont beaucoup plus importantes qu'elles ne l'étaient au lycée. Je suis en licence d'histoire. Ce que j'aime dans mes études c'est tout d'abord l'apport de connaissances. Et aussi le fait qu'on nous initie à la pensée critique et à réfléchir. Ce que j'aime aussi, c'est qu'on s'ouvre un petit peu plus aux autres sociétés, ce qui fait du bien après avoir passé ma vie à étudier l'histoire occidentale.

C’est la lampe de ma mère qu’on a déplacé dans le salon quand le lustre s’est cassé. J’aime pas travailler seule dans ma chambre, je préfère être dans un univers bruyant autour de moi. Alors je me rapproche de la lampe pour faire mes devoirs. J’ai disposé les fruits dessous pour faire une composition. J’aime bien la lumière tamisée qui tombe dessus. Je pensais aux vanités que j’avais vu en cours de première.

Au début, j’ai rassemblé ma valise, mon tapis de prière et mes baskets car ils étaient de la même couleur. Mais on peut y voir aussi autre chose. Le rapport entre la spiritualité et le voyage. J’ai envi de faire des voyages toute ma vie et je travaille ma spiritualité chaque jour. La religion c’est comme un voyage intérieur. Moi ça m’a apporté beaucoup de tolérance vis à vis des gens et des communautés que je jugeais trop facilement. Par exemple, avant j’avais un avis plutôt arrêté sur la communauté gay. Je n’étais pas homophobe mais la mentalité de l’univers que je côtoyais conditionnait ma façon de penser. En m’ouvrant à la religion, je suis devenu vraiment beaucoup plus tolérante. Maintenant j’ai même une amie lesbienne.

Très souvent je vais chercher ma nièce Fanta à Saint-Denis. Elle vient chez nous presque tous les week-ends. C'est le premier bébé de la famille. C'est notre bébé à tous et on aime s'en occuper. Quand j'ai pris cette photo, mon autre sœur Aïsha venait de la laver, elle avait séché mais elle traînait en serviette dans le salon. Elle avait même pas encore de crème et voulait regarder la télé. Comme j'avais envie qu'elle soit seule dans le cadre, j'ai demandé à tout le monde de se lever. Au début, elle me regardait et me souriait. Je lui ai dit qu'il ne fallait pas et je l'ai photographiée à un moment où elle ne s'y attendait plus.

Notre grand-mère nous a envoyé trois tuniques avec ce tissu. Ça vient du Mali, chez un couturier ou du marché. Mais je pense que c’est plutôt d’inspiration ghanéenne ou nigériane. Je suis partie au Mali deux fois mais la première fois j’avais 8 mois alors ça compte pas. Après j’y suis retournée à 10 ans. Au Mali j’ai découvert les membres de ma famille. Contrairement à d’autre, le bled je ne vois pas ça comme une punition. Quand je serais diplômée je partirais en Afrique. Les gens ne me prennent pas au sérieux mais je suis sérieuse. Au village, je suis partie au champ avec une tante. C’était trop beau, on a marché des kilomètres dans des paysages à la terre craquelée. La prochaine fois, j’aimerais bien voyager dans tout le sud du pays.

Au début, par ma fenêtre, le ciel était tout noir.

Mais plus le soleil s’ouvrait, plus c’était beau. La lumière, le dégradé du ciel. J’ai pris cette photo depuis mon salon. C’était le matin tôt, je venais de me laver, de m’habiller et de me mettre de la crème.

Je m’appelle Adam, j’ai 15 ans et je suis née le 15 février, le plus beau jour de l’année. Vu que je suis née en début d’année, c’est bien, comme ça je suis plus grande que tout le monde. Je me rappelle plus bien mais vers la fin de la 4ème, j’ai grandi d’un grand coup. Il y a eu un petit problème avec mes sourcils à cette époque là. J’étais partie à un mariage et une dame avait rasé mes sourcils avec la lame. Elle les a refait tout fins. Le soir, je rentre chez moi et je me lave le visage, et là je découvre que je n’ai plus de sourcils! J’étais choquée… Comme je devais retourner à l’école le lundi, j’ai pris du crayon et je me suis refait des sourcils. Après, ça à mal repoussé, et je faisais que de me les raser. Tous les jours ils avaient une nouvelle forme. Quand j’y pense c’était moche mais sur le coup je me sentais trop stylée.

Dans la vie il faut se regarder. Je me regarde beaucoup dans la classe pour voir à quoi je ressemble. Pendant 5mn je regarde tous les petits défauts de mon visage dans mon miroir, je me mets du Labelo puis je le range. Mais les sourcils, je les calcule plus. Je les laisse tous seuls dans leur coin. C’est leur problème si ils veulent plus pousser, je peux pas les forcer!

Daba, c’est ma sœur aînée. Elle a 23 ans, elle est mariée et a deux enfants. Elle a grandie au bled avec ma belle-mère. Elle est venue en France à il y a 7 ans je crois. Avant ça, je l’avais vu une seule fois. Au début, on ne faisait que de s’embrouiller. Après avec le temps, c’est devenu comme avec mon autre sœur.

Mon autre sœur c’est Bidja, elle a bientôt 18 ans. On est très proches car on a que 2 ans d’écart. Il n’y a qu’elle avec qui je peux parler normalement. C’est pas une poucave, on peut parler de tout.

Depuis mon balcon je vois l’horizon. Je vois plein de petits bâtiments. C’est trop bizarre, je me dis comment les gens d’en face me voient ? Je me pose des questions où je pars loin dans ma tête toute seule. Comment tous ces bâtiments tiennent ici alors qu’avant il n’y avait rien du tout? C’était lequel le tout premier? Comment on en est arrivé là ?

J’aimerais bien aller devant ma fenêtre, qu’il ai un grand soleil bien chaud avec un petit vent rafraîchissant, un jardin avec une piscine bordée de manguiers et de fraises. Qu’il n’y ai pas de déchets par terre. Ici, les gens jettent des trucs par leurs fenêtres et ça m’énerve.

J'aime ma religion. Mon tapis, je le côtoie cinq fois par jour depuis deux ans. Je m'en fiche de ce que les gens en pensent. C'est leur problème, c'est pas à eux que je dois rendre des comptes. Je sais ce que je fais, je ne suis pas dans des délires bizarres. Ceux qui font des trucs bizarres, c'est même pas des vrais musulmans. C'est nouveau l'islamophobie. C'est depuis l'attentat de Charlie Hebdo qu'ils se sont reveillés. Ça parlait pas trop de ça avant. Ils pensent qu'on met le voile parce qu'on est forcées ou pour se cacher des mauvaises choses qu'on fait ou je ne sais pas… En fait, tout le monde a sa propre opinion, on ne peut pas généraliser.

Ce jour là, j’avais détaché mes cheveux. J'ai trop kiffé, ils étaient grave bouclés. Je me suis amusée à faire plein de photos avec le retardateur. J’aime bien le flou, la forme. C’est une photo mystérieuse.

Mon père il est grave space. Il aime trop ramener des trucs à la maison. Il fait du commerce. Il ne voyage que quand il va au bled, à peu près tous les deux ans. Il est parti aussi plusieurs fois à La Mecque. À chaque fois, il ramenait une ou deux horloges et les accrochait sur le mur du salon.
Maintenant, il y en a plein même si certaines ne marchent pas ou ne sont pas à l’heure. En tout, il y en a 15.

J’ai photographié ce plat car il était trop bon. Des vermicelles au poulet et aux oignons. Ça devait être ma mère qui l’a fait. Elle cuisine trop bien, normal. Moi, je cuisine pas. J’aime pas faire les trucs qu’on est censé savoir faire car on y est obligé. Mais tu peux me faire tout le mal que tu veux, si tu me ramènes de la nourriture, je te pardonne !

Je veux pas montrer ma mère. Déjà elle ne sait pas qu’elle va être dans un journal, et puis j’ai envie de la garder pour moi. À la base elle aime pas être prise en photo. Quand je l’ai prise, elle ne me voyait pas car elle regardait ses mains. Mais elle a vu le flash et m’a dit « tu fais quoi? ». Je suis vite partie et elle a oublié. Les deux seules photos qui existent d’elle, c’était au mariage de mon frère et au mariage de ma cousine. Et puis un peu quand elle était jeune, mais vraiment très jeune. Ces photos sont rangées et il n’y a que ma mère qui sait où elles sont dans la maison.

J’aime pas faire mon lit. J’ai pas envie d’y perdre 5 minutes de ma vie. Du coup, ma mère m’agresse. « Une fille, elle doit être propre sur elle »

Ici, c'est derrière chez moi en hiver. L'été, il y a plein de monde qui va acheter des glaces en face chez Niakalé. C'est servi comme au Mali dans un sachet avec du sirop. 20, 30 ou 50 centimes. J'en prends aussi chez Mamadou, Bobo ou chez Fanta.

Avec :
Adam Diakité,
Kadjidia Traoré,
Oumarou Diallo,
Yacine Driss,
Riyad Hadji,
Ruby Pearl Barrault,
Ibrahim Coulibaly,
Sirandou Soukouna

Bienvenue sur Chatodozine !

Présentation

Un fanzine en dialogue avec un web documentaire

Chatodozine est né dans les coulisses d’une autre œuvre que nous étions en train d’écrire : un web documentaire sur la transformation radicale d’un quartier inscrit dans un vaste programme de rénovation urbaine, le quartier Bel Air - Grands-Pêchers à Montreuil (93).

Dans ce web documentaire, nous interrogeons le sens donné à la « participation » des habitants, alors que cette dernière s’affiche partout comme une nécessité de la politique de renouvellement urbain. Cette question nous est par ailleurs particulièrement intime puisque nous nous installons dans ce quartier en 2011 et devenons ainsi nous-mêmes « des habitants invités à participer ».

Notre point de départ a été de nous infiltrer dans les étapes de cette transformation avec la mise en scène de performances d’artistes sur des terrains laissés vacants après une destruction et avant leur reconstruction. Ces interventions filmées sont le fil rouge à partir duquel nous composons notre récit documentaire. Notre tournage a duré 4 ans, de 2012 à 2016.

La spécificité de la narration sur internet suscite de nombreuses questions et notamment à l’endroit de l’interactivité qui sous-entend que le spectateur-internaute peut participer à l’œuvre elle-même. Nous avons eu envie d’éviter de faire de cette participation une simple accumulation de commentaires. Nous voulions un espace singulier, réfléchi avec la même exigence que notre recherche. Un espace à même de faire entendre d’autres voix que la nôtre et de créer une aventure collective et polyphonique. Un espace vivant, capable de créer de nouvelles rencontres et d’agir dans le monde réel.

C’est devenu Chatodozine.

CHATODOZINE de 2016 à 2017

Chatodozine est un autre espace d’expression qui vient infiltrer notre premier récit sur la ville.

C’est un journal écrit par des jeunes de Montreuil, âgés de 16 à 20 ans. Avec le dessin, la photographie, la vidéo et le son, les auteurs livrent des récits intimes sur ce qui, dans leur quotidien, les brûlent, les révoltent ou au contraire les inspirent dans leur vie. Des artistes les accompagnent tout au long de leur processus d’écriture.

D’octobre 2016 à juillet 2017, c’est 5 artistes accompagnés d’un développeur web et 9 jeunes de Montreuil âgés de 16 à 20 ans qui se réunissent en ateliers de création pour composer cet objet-journal voué à exister d’abord sur internet.

Trois tirages papier seront publiés pendant l’année 2017. Pensés comme des « tirés-à-part » de Chatodozine, ils sont la manifestation sous la forme d’un objet matériel diffusé dans le monde réel de l’existence numérique du journal et du webdocumentaire (actuellement en post production).

Après ces 3 numéros, Chatodozine continue… patience !

L'équipe

Les porteurs de chatodozine :

Abdelatif Belhaj

Diplomé d’Arts du Spectacle à l’Université de Caen, Abdelatif est d’abord comédien puis danseur avant de se passionner pour l’art vidéo et la création documentaire. Après avoir réalisé des vidéos d’art en projection et installation, il devient monteur dans le champ des films documentaires de création. Il co-fonde avec Roselyne Burger l’Association Plexus, avec laquelle il produit son premier film documentaire « La pêche et l’olive » (2017) et mène en parallèle de nombreux ateliers artistiques en France et à l’étranger avec tout type de publics. Il anime le « Ciné Bel Air » un ciné-club dédié au documentaire de création et accueilli depuis 2 ans dans la Maison du Grand Air à Montreuil. Il réalise aussi le web-doc « Château d’eau » et crée le projet « Chatodozine » dont il assure la coordination générale.

Roselyne Burger

Du Droit aux Etudes Politiques sur
le monde arabe contemporain, Roselyne se questionne sur la place des musiques traditionnelles dans nos sociétés contemporaines, les tiraillements identitaires et les appartenances multiples, les parcours migratoires et les modes de vie nomades. En 2007, elle découvre l’Espace Khiasma où elle démonte les plafonds, coordonne, administre, et monte des résidences. En 2013, elle crée avec Abdelatif Belhaj l’Association Plexus dans son quartier Bel Air - Grands-Pêchers et reprend la route animée par des projets de création documentaire et d’ateliers sonores. Cela ne l’empêche pas de se lancer à corps perdu dans le Cirque (Cirque électrique, Le Troisième Cirque, Le Groupe Acrobatique de Tanger...) et de travailler aujourd’hui avec le circassien Fragan Gehlker dans l’Association du Vide.

Les artistes invités :

Lolita Bourdet - Photographe

Lolita Bourdet est photographe professionnelle, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. En 2010, est la lauréate du prix pour la Jeune Création du Bal avec son projet “René & Jean”. Elle développe depuis ses projets personnels dans le cadre de résidences artistiques, s’expose en France, en Italie et au Canada. Le documentaire est son mode narratif de prédilection, où la photographie joue un rôle majeur, qu’elle complète par elle-même ou en collaboration d’éléments plastiques, sonores ou textuels. En parallèle, elle intervient au sein d’ateliers artistiques auprès des jeunes publics pour des institutions scolaires, culturelles et sociales en France et à l’étranger.
www.lolitabourdet.com

Hélène Cœur – créatrice sonore

Hélène Cœur réalise des documentaires pour ARTE Radio, des projets sonores participatifs en ville et à la campagne, « Chantez vous » collecte de chansons et réalisations de portraits  chantés « La fougère » histoires d’un quartier (résidence à l'espace Khiasma aux Lilas).

En 2014, elle participe au Musée Commun à Paris XXe. Avec la compagnie l'Imprévu, elle suit le violoncelliste Vincent Courtois pendant la création musicale « Les Démons de Tosca » en questionnant nos démons personnels. Avec l'association Plexus, elle réalise le son pour le film « Ce petit chemin ». Elle crée des bandes-son pour le théâtre et la danse.
Avec d'autres dingues de radio et de son, elle crée "La Radio Cousue Main" sur Radio Campus Paris.
Elle mène des ateliers de création sonore pour les adultes et les enfants.

Camille Plagnet – réalisateur

Après des études de théâtre à l'INSAS à Bruxelles, il suit le master documentaire de Lussas en Ardèche. Depuis il réalise courts et moyens métrages entre fiction et documentaire. Il a notamment réalisé deux documentaires au Burkina Faso : La Tumultueuse Vie d'un déflaté en 2009 et Eugène Gabana le pétrolier en 2014 (coréalisé avec Jeanne Delafosse), tous deux montrés dans de nombreux festivals internationaux. En 2015, il participe à la création de 81 avenue Victor Hugo, pièce de théâtre sur la migration montrée au Festival d'Avignon et au Festival d'Automne. Il est également producteur au sein de l’atelier documentaire.

Damien Roudeau - dessinateur

Dessinateur documentariste né en 1981, Damien Roudeau publie ses dessins du réel dans la presse (Le Monde, l’Humanité, CQFD…), les revues (Ballast, Z, Citrus…), des carnets (Actes sud, La Martinière, La Boîte à Bulles…) ou des bandes dessinées (Futuropolis,  Les Arènes), avec des ONG (Médecins du Monde, Médecins sans frontières, Aides, Amnesty International…), en tracts sonores pour les internets ou en collages et peintures dans la rue. Diplômé en illustration (Ecole Estienne) et en arts plastiques (Paris 1 Sorbonne), il privilégie les sujets au long cours dans des univers présumés autarciques, et envisage le croquis comme une pratique exploratoire, où vie et création se confondent. 

Clémence Passot – graphiste

Depuis plusieurs années, Clémence Passot nourrit sa pratique du graphisme de toutes les pratiques plastiques, artisanales, architecturales pouvant l’élargir et la faire coller au plus près du contexte de ses créations. Dans la même dynamique, elle associe volontiers le public à certaines phases de son travail.
À travers collaborations et commandes, elle met en valeur des lieux, des projets, créatifs et ouverts, via leur communication visuelle ou leur signalétique. Son goût pour l’objet édité, fait du format journal ou de l’édition éphémère, de véritables laboratoires de formes et de contenus. Quant à son rapport à la ville, il fait parfois flirter sa production avec l’installation in situ.
Clémence Passot est diplômée de l'école des Arts Décoratifs de Paris (Ensad).
www.clemencepassot.com

Samuel Rivers-Moore – graphiste et développeur

Basé à Marseille, Samuel conçoit et développe des sites internet parfois expérimentaux.
www.samuelriversmoore.net

Guillaume Reynard

Né dans le Poitou en 1972, Guillaume Reynard est illustrateur. Pour des maisons d’édition il réalise des albums jeunesse et des romans graphiques. Pour la presse quotidienne et magazine il illustre des reportages ou des articles thématiques. Ses images sont aussi utilisées par des institutions, des agences de communication et même des vignerons ! Dès qu'une opportunité se présente, il quitte Montreuil et son atelier pour aller dessiner sur le motif !
www.guillaumereynard.com

Les jeunes auteurs de Chatodozine sur l’année 2016-2017 :

Zoé Barthélémy, Adam Diajité, Kadjidia Doucouré, Oumarou Diallo, Yacine Driss, Riyad Hadji, Ruby Pearl Barrault, Ibrahim Coulibaly, Sirandou Soukouna

PLEXUS

Plexus est une association dédiée à la création documentaire. Elle soutient la création, la production et la diffusion d’oeuvres cinématographiques et audiovisuelles. Plexus s’intéresse plus particulièrement au développement de projets qui s’inscrivent au croisement des disciplines et des genres. Implantée à Montreuil depuis 2013, elle a la volonté de créer des espaces de rencontre et de mener des aventures collectives où l’art et la recherche documentaire participe de la vitalité d’un territoire et des liens entre les gens. Elle collabore aussi avec de nombreux acteurs du champ éducatif et social afin que l’éducation à l’image et la pratique artistique collective soient un moyen de connaissance et de partage des enjeux sociaux et économiques du monde contemporain et de son histoire.

Remerciements

Omar Somi et son équipe : Maison du Grand Air – Espace 40
Sébastien Estebanez : Maison des Mûrs-à-pêches
Muriel Menuet : Lycée Eugénie Cotton

Vincent Chevillon auteur du projet Archipels.org dont s'inspire le présent site.

Partenaires